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Les applis mobiles iOS ont-elles un bel avenir en France ?

Nul besoin de recourir à la voyance pour remarquer que tous les signaux sont au vert fin 2017, si l’on en croit la presse économique la plus sérieuse. Dans le monde de l’application mobile, les premières analyses d’envergure voient le jour. En France, 12 % des mobinautes sont équipés d’un iPhone : ils sont moins nombreux que les utilisateurs de smartphones Android, mais ils dépensent davantage.

Peut-on prédire l’avenir du développement iOS en France ?

Développement iOS : le marché actuel français

La boule de cristal du marché français des applications mobiles

Les premiers chiffres ont été établis par l’agence américaine App Annie. Le chiffre d’affaires d’App Store et de Google Play s’élève  à 460 millions d’euros en 2016. Les revenus publicitaires et les achats induits sur les sites commerciaux n’ont pas été pris en compte dans ce calcul. Une progression annuelle de 42 % est attendue.

Les applications d’Apple génèrent le chiffre d’affaires le plus important, même si la majorité des téléchargements se fait au moyen d’autres services.

Facebook, Messenger et WhatsApp sont les plus utilisées, suivies de près par Snapchat, Instagram, Skype et Twitter. Mais celles qui génèrent le plus de revenus sont les applications qui proposent une expérience de jeu et de rencontre, avec en tête Adopte Un Mec et Tinder. Le succès de ces dernières repose sur l’abonnement proposé.

À l’échelle mondiale, la France ne représente que 1,5 % des parts de marché du Digital. Elle a entamé un bras de fer européen avec les géants du net, les GAFA. Malgré ses démêlés avec le fisc européen, l’entreprise multinationale californienne Apple est omniprésente.

Les mobinautes sont-ils prêts à payer au moyen d’une application ?

Tout d’abord, analysons les habitudes des Français, pour deviner s’ils sont susceptibles d’accroître leur recours aux applications pour faire des achats.

Les usages d’internet au quotidien

Combien de temps passent-ils chaque jour en moyenne sur les applications ? Moins qu’aux États-Unis et au Japon, mais plus qu’en Allemagne. Les causes sont multiples. Les projets de développement d’application semblent de façon générale à la traîne en France, notamment dans les secteurs e-commerce, culturel et bancaire.

Rencontrent-ils des problèmes de connexion ? C’est effectivement le cas. La France est à la 24e place au classement européen, selon les chiffres de la Commission Européenne, pour la couverture 4G. Espérons que le plan d’action « Développement et numérique » portera ses fruits, surtout dans le domaine de l’éducation : le développement des applications n’en est qu’à ses débuts.

En effet, le marché des serious games à vocation pédagogique, très porteur, échappe pour le moment aux développeurs iOS en France. Pourquoi ? On sait que 69 % des adolescents américains préfèrent l’iPhone. En France, les études manquent, mais les enseignants constatent que les adolescents français sont, eux aussi, très friands d’iPhones.

De la prudence avant toute chose

Pourquoi le système Android se développe-t-il davantage, alors qu’il génère moins de recettes ? Quels sont les freins au développement d’une application Apple ?

  • Les iPhones sont plus coûteux que les autres smartphones.
  • Développer une application sur iPhone et iPad coûte un peu plus cher. Le travail en Open Source est moins fréquent et les développeurs iOS sont moins nombreux. Ils doivent maîtriser les langages de programmation complexes que sont Objective-C et Swift, dans un environnement de travail plus onéreux. Swift a même tendance à remplacer le premier, car il est plus puissant.
  • On constate une volonté d’indépendance des mobinautes, à l’égard de la grande firme américaine. Elle se traduit par l’achat de smartphones Android et, sur le plan politique, par la perspective d’une taxation accrue des revenus générés sur le sol français.

Perspectives nouvelles

L’arrivée de la version iOS 11

Certaines applications non mises à jour ne fonctionnent pas avec cette nouvelle version, notamment certains jeux J-Day War. Pour faire un état des lieux, il suffit de se rendre dans : Réglages < Général < Informations.

Elle favorisera les projets de développement dans le domaine de la réalité augmentée, comme en témoignent les promesses d’ARKit, qui fonctionne avec une caméra, même si les iPhones les plus récents disposent de deux capteurs vidéo.

L’intelligence artificielle Siri se perfectionne, anticipe et prédit l’avenir. Elle est censée rester privée et ne sera pas diffusée sur le web. Des ouvertures sont toutefois à l’étude, notamment vers l’application Uber.

Vers une nouvelle fiscalité européenne ?

Une nouvelle taxation est en train de voir le jour. Pour le moment, nul ne connaît l’issue de cette stratégie de taxe des géants américains. Le moteur de recherche le plus utilisé en Europe reste Google.

Les déclarations d’intention se muent peu à peu en projets. Les discussions sont entamées. C’est le chef d’État français qui s’y prête, même si l’Irlande est concernée au premier chef. Ce pays est une sorte de paradis fiscal européen pour Apple.

La question de la fiscalité reste délicate, même si un dialogue existe entre Apple et l’État français. Fin 2017, le sujet à l’ordre du jour a plutôt été celui de l’éducation au code informatique à l’école. De plus, Apple s’implante dans l’incubateur Station F de Xavier Niel. Il s’agit d’aider les startups à développer leur application et leur mise en avant dans l’App Store.

Des signes qui ne trompent pas ?

La France est en bonne voie pour accélérer la transition numérique de son économie. Certes, nul ne peut prédire l’évolution du développement iOS. Mais Tim Cook, le PDG d’Apple, a fait une visite surprise dans une entreprise normande de la French Tech, Eldim. Celle-ci développe une technologie pour le système de reconnaissance faciale Face ID de l’iPhone X.

La France reste toutefois loin derrière le Royaume-Uni, dont le Digital représente 10 % de son PIB, et loin devant tous les autres pays du G20. Le Brexit ne semble pas avoir d’impact pour le moment, même si les nouvelles ouvertures de data centers sont désormais programmées en Europe continentale, notamment en Allemagne et en France. On constate aussi un regain d’intérêt des entrepreneurs et des institutions européennes pour Paris, Bruxelles et Francfort.

Enfin, tous les espoirs sont permis, en ce qui concerne le développement iOS. Apple n’a pas fini de nous surprendre. Elle reste l’entreprise la plus riche du monde, avec une capitalisation boursière qui atteindrait, selon Les Échos, 100 milliards de dollars, dans le cadre de la prochaine réforme fiscale du Président américain.

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